Cultures de pomme de terre

lundi 11 mai 2015
par  Blandine ROUGÉ
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FICHE TECHNIQUE DE CULTURE AVEC LA KASSINE
La culture des pommes de terre par étapes
Famille des Solanacées-Solanum tuberosum L

Quelques pistes avec le MAMATA...
C’est une culture assez facile, on la dit nettoyante car son entretien et l’arrachage permettent de travailler le sol en profondeur. En utilisant le MAMATA, la culture de pommes de terre permet d’apprécier toute la polyvalence de la Kassine et de ses outils, ainsi que les avantages de la culture sur billons.

1- A la fin de l’hiver : Préparation des parcelles.
Les parcelles destinées à la plantation ont hiverné plus tôt possible en billons. Les buttes sont légèrement enherbées et nécessitent en premier lieu un passage de vibroculteur et/ou de lame sarcleuse avec la Kassine sur deux roues. Après cette opération, il vaut mieux attendre quelques jours que la terre ressuie et que les racines arrachées sèchent. Ensuite, nous pouvons remonter les billons (65 à 80 cm de large) pas très haut, cela n’est pas nécessaire car maintenant, se sont les sillons qui nous intéressent, dans lesquels je commence par un passage de sous-soleuse. C’est à ce moment que j’apporte le compost assez mûr dans le sillon (environ 5 kg/10m de sillon), ensuite un passage de trisoc avec une dent permettra de mélanger le compost à la terre.

2- Au printemps mi-mars/avril : Plantation des pommes de terre.
Dans l’idéal, elles auront pré-germé pendant plusieurs semaines, étalées dans un endroit sec et éclairé. Les pommes de terre doivent avoir des germes trapus et colorés. (On peut les « semer » directement, sans germe apparent, les plants seront plus longs à sortir). Les pommes de terre sont donc déposées dans le sillon tout les 70cm environ. Si le sillon est un peu tassé, il est préférable d’y passer un coup de sous-soleuse. Pour recouvrir les patates, rien de plus simple ; l’animal de trait marche dans le sillon, la K6N une roue est équipée des disques billonneurs, qui prennent ½ butte de chaque côté et viennent recouvrir les semences. L’animal et la roue de la Kassine passent sur les pommes de terre qui s’enfoncent dans le sillon meuble et ne sont pas abîmées. A la fin de la plantation, les sillons dans lesquels sont enterrés les plants sont devenus de petites buttes, et les anciens billons, des sillons. Tout s’est décalé d’une ½ butte. Évidement, l’âne sera prêt à passer la sous-soleuse dans ce nouveau sillon.

3- Après quelques semaines : Entretien en début de culture.
Un passage de herse étrille sur la ligne qui commence à poindre, décourage les premières adventices et décroûte la terre. Quelques jours après ce passage, les petits plants de pomme de terre prennent un véritable coup de fouet ; ils sont sortis, ils respirent. On peut passer ainsi la herse étrille en enjambant la butte ; l’animal marche dans un sillon et le porte-outils est décalé au régulateur. Les fines dents de la herse, très souples, viennent décroûter le sol, arracher les jeunes adventices qui auraient tendance à repartir, mais elles épargnent les plants de pommes de terre, bien ancrés au sol ; par là-même, elles viennent opérer un micro binage de surface. Effectué au bon moment, sur une terre bien ressuyée, les résultats quelques jours après sont surprenants.

4- Un petit mois après la levée : Entretien des cultures.
La première opération de buttage peu commencer. Et là, encore merci le MAMATA !
En préliminaire, un petit coup de binage dans les sillons (qui ont reçu un sous-solage après la dernière opération) pour faire un peu de terre. La K6N une roue dans le sillon avec le trisoc, permet de nettoyer et préparer la terre qui va être remontée sur les plants avec la billonneuse et la K6N à deux roues. En appuyant plus ou moins sur le guidon, je contrôle la quantité de terre que je veux mettre pour butter mes patates. Cette action va limiter l’enherbement en étouffant les nouvelles adventices qui sortent sur les buttes. Après ce passage, les sillons doivent être sous-solés. Cette opération peut être répétée 3, 4 fois jusqu’à la floraison. Pour les derniers passages, il vaut mieux ne laisser qu’une dent sur le trisoc pour ne pas décrocher les jeunes patates et utiliser le buttoir dans le sillon si le feuillage est important. Ne pas oublier de surveiller l’apparition de mildiou, les longues périodes chaudes et humides méritent souvent une pulvérisation d’oxychlorure de cuivre ou de bouillie bordelaise en prévention.

5- A la fin de l’été : La récolte des pommes de terre
L’arrachage peut se faire au fur et à mesure pour les pommes de terre primeur, et le plus tard possible (août, septembre) pour les patates de conservation. Dans ce cas il vaut mieux choisir un jour sec et couvert pour laisser ressuyer les tubercules pendant la journée. Une petite pluie quelques jours auparavant rendra la terre plus meuble et facilitera la travail des bêtes. En effet, il faut une bonne force de traction pour ouvrir ces buttes. Deux bon ânes en paire attelés à la Kassine deux roues avec l’arracheuse de pomme de terre. On prendra soin de bien viser le milieu de la butte avec la pointe de l’arracheuse. La barre à cran nous permet de choisir la profondeur de l’outil. Réglée juste sous les plants, l’attelage avance, les pommes de terre apparaissent sorties des profondeurs de la terre. Quelle magie !

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